Dernière mise à jour: 12.07.20

 

Les Plages du Débarquement constituent une adresse intéressante si vous souhaitez vous cultiver en même temps de profiter d’une vue imprenable sur la mer pour les évasions en famille ou entre amis. Entre visites des endroits incontournables et balades sur le sable fin, voici un tour des sites à ne pas manquer pendant vos expéditions en ces lieux chargés d’histoire.

 

Les plages du débarquement : un retour en arrière

Ces plages ont reçu leur nom au cours de la période du débarquement des alliés pour libérer la France de l’emprise des nazis. Cela s’est déroulé à l’aube du 6 juin 1944. Tout commence par l’opération « Overlord » pendant la conférence de Téhéran établie par les Alliés vers la fin de l’année 1943.

À la suite d’une hésitation entre la Normandie et le Pas-de-Calais, les Britanniques et les Américains se sont mis d’accord sur un assaut militaire depuis les côtes du Calvados et de la Manche pour éviter la ville de Douvres, un secteur comportant des infrastructures et des renforcements conçus par les nazis. Les troupes des Alliées se divisent alors en cinq pour passer le « mur Atlantique » sous le commandement du général américain Dwight Eisenhower. 

Un jour avant le D-Day, des parachutistes sont envoyés sur les terres pour amorcer une attaque préliminaire. La grosse artillerie ne viendra en appui que le 6 juin 1944 avec le reste de l’infanterie. Le total des forces comptait environ 1200 navires de guerre et 5700 dédiés au transport regroupant un total de 130 000 hommes et 20 000 véhicules, sans compter les 52 escadrilles d’avions de chasse pour assurer la protection aérienne.

Les plages du Débarquement comportent 5 zones bien distinctes : 2 pour les assauts américains, et 3 autres pour les Britanniques et les Canadiens. Les deux premières, Utah Beach et Omaha Beach, doivent leurs appellations en hommage aux villes d’origine des deux commandants américains dirigeant les troupes. De l’autre côté, le général anglais Montgomery a opté pour des noms de poissons avec le goldfish et le swordfish. Au final, ils n’ont retenu que Gold et Sword. Juno Beach tient son nom du Canadien Dawney en référence à son épouse.

Actuellement, il est souvent difficile d’imaginer les massacres qui ont pu se produire pendant ces temps de guerre. Les plages du Débarquement sont devenues des sites emblématiques regroupant musées et architectures à visiter pour revivre cette journée historique qui fût un tournant majeur à l’issue de la Deuxième Guerre mondiale. 

En famille, avec votre groupe d’amis, voici les lieux immanquables de votre week-end pour ne rien rater de l’histoire. Pour un maximum de bien-être enfilez un ensemble t-shirt-short, une robe de plage pas chère pour les dames, des sandales, et c’est parti!

1er jour : Utah Beach

Longue sur 8 km, la plage d’Utah Beach se trouve être la zone la plus à l’ouest du débarquement. Elle est confiée aux forces américaines pour la prise de contrôle du port de Cherbourg. Elle s’allonge de Sainte-Marie-du-Mont jusqu’à Quinéville. Dans ce secteur, il existe deux sites incontournables retraçant les opérations des troupes.

 – L’Airborn Museum : Conserve les récits et les expositions des équipements utilisés par les parachutistes qui ont pris les nazis à revers dans la nuit précédant le D-Day. On y retrouve surtout le planeur Waco qui fut un appareil volant unique en son genre sur le sol français, mais aussi un avion C-47 dédié au largage des hommes allant au combat ou le bombardier B23, un des derniers engins qui ont encore leur place dans les aérodromes militaires d’aujourd’hui.

 – Le village de Saint-Mère-Église : Abrite le musée ainsi que l’église qui fut le lieu de capture de John Steele par l’armée ennemie. Le soldat s’est ensuite échappé au bout de 3 jours pour rejoindre les alliés.

 

2e jour : Omaha Beach

L’endroit s’étend sur 8 km. À l’époque, il comportait des pièges et des obstacles tels que des mines et plusieurs réseaux d’installation contre le débarquement. Cela avait pour but d’affaiblir l’avancée des troupes alliées et de les exposer aux tirs d’artillerie. La bataille dans ce secteur fut la plus rude et la plus sanglante. On lui attribua même le surnom de « Bloody Omaha ». Avec 35 000 hommes sur le front, on comptait 1000 tués en plus des 2000 blessés et disparus. C’est la plus grande perte occasionnée par les alliées lors de l’opération Overlord.

Les sites inévitables sont :

 – Le cimetière américain de Colleville-Sur-Mer sur un espace de 70 ha avec 9387 stèles dont celui de Théodore Rousevelt Junior, le fils ainé de l’ancien président des États-Unis qui emmenait ses hommes au front. Il y a également le « Jardin des disparus » où les noms des soldats qui ont manqué à l’appel sont gravés.

 – La Pointe du Hoc : Cette falaise de 30 m de haut surplombe la plage. On y retrouve un lieu de dépôt de l’artillerie lourde des nazis et une vue panoramique sur le grand bleu.

 

3e jour : Gold Beach

Prise d’assaut par les Anglais, cette plage n’enregistre pas de pertes humaines importantes. Elle est célèbre pour son port artificiel monté par les Britanniques surnommé Mulberry. Celui-ci va servir de ravitaillement pour les troupes alliées lors des affrontements. Le musée du Débarquement d’Arromanches retrace les étapes de la construction de l’architecture avec des maquettes, des diaporamas photo et des films.

4e jour : Sword Beach

La plage de Sword Beach fait également partie des zones britanniques. Sur les lieux, on retrouve deux sites historiques à visiter.

 – La Batterie de Merville : De l’artillerie lourde d’une portée de 20 km se trouvait dans cette zone faisant de celle-ci un point stratégique à assiéger (un lieu riche en informations sur la puissance des dispositifs utilisés lors de la guerre pendant le D-Day).

 – Le Musée le Grand Bunker : Il conserve l’architecture des bunkers utilisés par les nazis ainsi que les équipements des soldats.

 

5e jour : Juno Beach

Le site d’attraction le plus célèbre de Juno Beach reste le centre Juno. Il s’agit d’un musée entièrement dédié aux forces canadiennes avec des illustrations sur le mode de vie des soldats, les valeurs et la culture du pays, mais aussi, les équipements et les techniques pratiquées par les militaires durant le D-Day. 

 

 

 

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